Bonne année 2026 !

English version of this article, by Carina

Voeux 2026 voilier L'Envol

Chers tous,

Bonne année 2026 !

L’Envol et son équipage vous saluent depuis Hendaye, dans le Sud-Ouest de la France.

En 2025, notre voilier a redéployé ses ailes, mis cap au Nord et finalement atteint l’Estonie où vivent les parents et la famille du frère de Carina. Ce fut un moment important, non seulement parce qu’après dix ans de vie commune, Christophe rencontrait ses beaux-parents pour la première fois, mais aussi parce qu’il n’était jamais allé en Europe de l’Est auparavant.

Nous sommes heureux de partager cette expérience avec vous ! Découvrez l’album en ligne qui raconte pourquoi Carina a quitté son pays natal il y a 18 ans, la fête de bienvenue surprise qui nous attendait et 10 conseils pratiques pour visiter Tallinn :

Online flipbook par Carina et Christophe

Online flipbook par Carina et Christophe

Après un mois passé en Estonie, nous avons repris la mer et migré au Sud afin de passer l’hiver dans des températures plus clémentes.

Ainsi, L’Envol et son équipage ont passé le test : nous sommes toujours aussi passionnés d’explorations sous voiles, et le bateau reste notre unique résidence. Quant à nos projets pour 2026, nous sommes tout aussi curieux que vous de savoir jusqu’où les vents nous mèneront cette année.

On vous souhaite une bonne santé, de la sérénité et « bon vent ! », sur terre comme sur mer.

Christophe et Carina

Les PDF de notre périple en 2025

#1 Irlande

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Nous sommes arrivés en Irlande à l’issue de quatre jours et neuf heures de navigation transatlantique d’Hendaye à Baltimore à travers le golfe de Gascogne et la mer Celtique, un sillage de 580 milles nautiques.
Après avoir été un mât parmi d’autres dans un mouillage encombré durant tout l’hiver, il est rafraîchissant d’être le seul bateau au mouillage. Il fait beau, même si le temps est froid, et le ciel est bleu, ce qui, selon les irlandais, n’arrive qu’une fois par an ! Les vents portants nous invitent à naviguer le long de la côte Ouest d’Irlande, connue pour son inhospitalité en raison de son climat rude et de sa météo capricieuse.
On a pu gravir deux montagnes : le mont Brandon (952m) et le Mweelrea (814m), un sommet en bord de littoral avec une vue à couper le souffle ! Cette côte Ouest offre un paysage assez lunaire, avec peu d’arbres et seulement quelques forêts.
#2 Ecosse

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La météo est exceptionnelle depuis deux semaines, on n’a toujours pas gouté à la légendaire pluie écossaise, pourvu que ça dure !
La traversée du canal entre la Grande Bretagne et les Orcades, le Pentland Firth, était critique, 5 nœuds ou plus par le travers nous ont dépalés sur l’ile Swona sur notre bâbord. Les voiles bordées serrées, assisté par le moteur hors-bord à fond, c’est passé mais on était en route de collision avec l’île jusqu’à doubler sur notre tribord le cap Sud de South Ronaldsay qui a redressé le courant sur notre arrière. Même un cargo, dont on a récupéré la trace grâce à l’AIS de la VHF, a fait un écart conséquent !
A notre latitude 58° Nord, il fait jour de 4:00 à 22:30, c’est ouf, on peut faire la grasse mat, c’est-à-dire dormir de jour, sans culpabiliser ;-)
#3 Norvège

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La Norvège nous a éblouis avec son contraste mer et montagnes si particulier. Après l’Irlande et l’Ecosse dénuées d’arbres, c’est trop beau de voir toutes ces forêts ! On a pu gravir un sommet à proximité d’un énorme glacier en partant directement du fjord où nous étions amarrés, 1450m de grimpette depuis la mer et le final les pieds dans la neige.
#4 Copenhague

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La mer du Nord nous aura occasionné quelques déboires : coffre de cockpit noyé dans la traversée vers la Norvège, puis avant de doubler la pointe Nord du Danemark, une vague scélérate est entrée par la descente, 100 litres d’eau de mer ont investi 80% du bateau !
Dans les équipets toutes les affaires flottaient et c’est allé jusqu’au lit breton à l’étrave avec le duvet (en plumes) qui a pris sa part. Heureusement l’ordinateur du bord a résisté aux projections car on était encore à 24 heures de notre atterrissage. Le plus gros a dû être épongé en route sous voiles. On en est maintenant au troisième jour de nettoyage, tout est à démonter pour accéder au fond du bateau et chaque item embarqué doit être rincé, un énorme travail et un coup au moral mais le processus touche à sa fin et on respire déjà mieux. La nature c’est parfois bien trash, mais on y retourne !
#5 Mer Baltique

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La Suède, comme le disait Bernard Moitessier, est vraiment un paradis de la plaisance : sous couvert d’un labyrinthe d’îles, ni la houle, ni les vagues du vent ne posent problème, quel plaisir de naviguer sur une mer plate ! Les faibles profondeurs permettent de mouiller presque partout et les vents changeants, à peine freinés par les îles basses, permettent de naviguer dans toutes les directions sans avoir à louvoyer, un terrain de jeu et d’exploration sans égal !
Après un mois passé en Estonie, nous nous sommes remis en route. Avec les vents dominants de Sud-Ouest, ressortir de la mer Baltique est plus délicat, les créneaux de vents favorables sont courts et donc les escales nombreuses. Nous découvrons la Finlande puis de nouveau la côte Est de Suède.
#6 Tallinn

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Nous voilà rendus à Tallinn en Estonie, chez Carina ! Depuis Hendaye en France, il nous aura fallu 47 escales à travers 5 pays européens, parcourir près de 3’000 milles nautiques et cumuler 600 heures en navigation pour atteindre notre but. J’ai rencontré sa famille, l’échange est en anglais avec sa maman et son frère mais le papa ne parlant que russe et ukrainien, la situation est assez cocasse, sinon Carina fait l’interprète.
Nous sommes arrivés juste à temps pour profiter du mythique festival de chants qui a lieu tous les cinq ans : des milliers de choristes en costume, un impressionnant bain de foule sous la pluie, la boue et les sourires ! Durant les derniers milles au louvoyage dans la baie de Tallinn, à presque minuit mais toujours dans une certaine clarté typique de ces hautes latitudes (59° Nord), la flamme du festival, perchée tout en haut de son piédestal nous servait d’amer, la grande classe !
#7 Retour au bercail

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L’automne est là avec ses couleurs chatoyantes, il nous faut trouver un endroit pour hiverner. En empruntant le canal de Kiel en Allemagne, nous avons profité d’un raccourci de plusieurs centaines de milles et grâce à une rare fenêtre de vent d’Est-SE, nous avons pu faire 70% du canal à la voile. Dans le canal, naviguer sous voiles et moteur en même temps est autorisé mais utiliser la seule force du vent non, et bien sûr, nos manières de puristes n’ont pas plu aux pilotes des cargos. Encore une fois, les lois de la nature et celles des hommes se sont contredites, non sans stress inutile !
De retour en mer du Nord après la mer Baltique, notre migration au Sud pour retrouver des températures plus clémentes s’est vue ralentie par plusieurs périodes de mauvais temps. Nous avons dû patienter deux semaines à Brunsbüttel en Allemagne, une semaine à Nauerna aux Pays-Bas puis encore une semaine à Audierne en Bretagne afin de pouvoir naviguer dans de bonnes conditions la mer du Nord et la Manche, doubler le chenal du Four et le raz de Sein puis traverser le golfe de Gascogne, une longue descente pour rejoindre Hendaye, notre camp de base hivernal !
Au cours de ce périple, L’Envol aura longé les côtes de dix pays européens, parcouru près de 5’000 milles nautiques (9’000 Km) et réalisé plus de 90 escales.
Le bateau aura aussi emprunté six canaux à écluses : le canal calédonien en Ecosse, l’accès à Stockholm en Suède, le Kiel Canal en Allemagne et les canaux des Pays-Bas. Un total de 170 milles nautiques dont seulement une quarantaine ont été faites au moteur soit près de 80% des canaux navigués à la voile ! A terre, nous aurons exploré plus de 3’000 kilomètres, à pied, en vélo, en stop ou en transports publics.
Nous pouvons maintenant espérer passer l’hiver à bord de l’Envol, où nous vivons à la température ambiante, sans trop souffrir du froid.

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La trace GPS du bateau, nos traces GPS à terre (en trek, en stop…) et nos waypoints d’escales autour du monde sont visibles et téléchargeables gratuitement à partir de cette carte du voyage interactive. Sur un fond d’images satellites, vous pouvez zoomer, vous déplacer et cliquer sur les traces et les escales de L’Envol pour obtenir plus d’information.

Article publié le 21/01/2026 depuis L’Envol, baie de Chingoudy, Hendaye, France, GPS 43 22.05 N 1 46.53 W

Envie de nous donner un coup de main ? Visites la page de financement participatif de L’Envol : www.intothewind.fr/crowd-funding/

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