Les Gambier apprivoisés

Archipel des Gambier, Polynésie française
du 15/04 au 24/06/2016
105 Mn
14 mouillages
95% à la voile

Les mouillages de L’Envol
 
Les mouillages de L’Envol :

1- Rikitea, île de Mangareva GPS 23 6.78 S 134 57.95 W
2- Taravai Agakauitai GPS 23 9.61 S 135 2.36 W
3- Taravai, village Nord GPS 23 8.59 S 135 1.49 W
4- Taravai, baie d’Onemea GPS 23 9.02 S 135 3.3 W
5- Kouaku GPS 23 12.36 S 134 51.44 W
6- Tauna GPS 23 8.94 S 134 51.28 W
7- Tarauru-Roa GPS 23 6.48 S 134 51.75 W
8- Puaumu GPS 23 1.14 S 134 55.26 W
9- Tepapuri GPS 23 0.56 S 134 56.79 W
10- Tenoko GPS 23 04.65 S 135 0.74 W
11- Taravai, baie d’Anganui GPS 23 8.73 S 135 2.96 W
12- Taravai, village Sud GPS 23 8.94 S 135 1.44 W
13- Akamaru GPS 23 10.43 S 134 55.07 W
14- Aukena GPS 23 7.74 S 134 54.25 W

Après deux semaines passées à Rikitea, nous avons vadrouillé un mois autour de Mangareva, l’île principale. Ce mois d’initiation nous aura permis de découvrir les îles et motus des Gambier en apprenant le béaba du voyage en voilier sous les tropiques.

Au menu : navigation entre les têtes de corail et les faibles profondeur grâce aux images satellites ; choix du mouillage en fonction du vent et, là où le reef s’affaisse, en fonction de la houle ; confection de moustiquaires à la hauteur (encore en cours) ; fabrication d’un système pour récupérer l’eau de pluie du panneau solaire ; identification et harponnage au fusil du poisson Chirurgien exempte de ciguatera…

Ile de Mangareva

La douceur de vie polynésienne se traduit dans le bonjour que les autochtones vous adressent, peu importe que vous les croisiez pour la première ou la troisième fois, ils vous renouvellent généreusement leurs vœux de félicité. Nous découvrons les pamplemousses naturellement sucrés des Gambier : un choc gastronomique ! Abondants et gratuits nous en dégusterons un à chaque petit déjeuner. Pour peu que vous demandiez, les mangaréviens vous offriront régimes de bananes, papayes, citrons… Les quelques épiceries sont approvisionnées par deux cargos toutes les deux à trois semaines. Les prix sont élevés mais les denrées de base bénéficient de « prix rouges » fixés par la réglementation.

Après une longue et difficile navigation, Rikitea et son convivial mouillage vont nous permettre de récupérer en profitant des bienfaits de la civilisation. Néanmoins cela ne signifie pas que nous soyons en vacances car avec internet qui parvient au bateau, un luxe rare, nous allons pouvoir travailler sur le site internet.

Ile de Taravai

L’île aux légendaires barbecues dominicaux d’Hervé, Valérie et de Sparrow. Hervé et Valérie, un charmant couple de polynésiens, vivent ici avec Ariki (4 ans) dans la douillette tranquillité de « leur » île. Hervé a la main verte et peut vous avitailler en produits frais : papayes, maracujas, goyaves, pamplemousses, bananes, avocats, manioc, aromates (basilic, citronnelle, romarin, menthe)… Jesse et John, deux britanniques en cours de tour du monde sur un Contessa 25 – Sparrow – gardiennent une maison pour un temps indéterminé en s’initiant avec passion à la vie de la ferme.

A condition de ne pas craindre les guêpes, les roseaux aux feuilles coupantes et la végétation impénétrable, il est possible de rallier le sommet de l’île de Taravai, il n’y a pas de chemin, vous êtes sur le territoire des chèvres sauvages et vous marchez sur leurs traces !

Ile d’Akamaru

Rémi, Louise et Tearai (2 ans) vivent sur la maison flottante tout proche de l’île Mekiro dans le lagon pour faibles tirants d’eau. Rémi a repris la ferme perlière de son père Bertrand. Partis de France en voilier ils atterrissent aux Gambier il y a 18 ans, le bateau est vendu pour financer l’entreprise. Rémi cultive aussi la terre, notamment de la vanille très odorante et son sirop de citron est divin ! Bertrand est en retraite sur son nouveau voilier, un petit catamaran.

Les crêtes d’Akamaru se parcourent facilement, peu de végétation envahissante, une vue imprenable, un sommet aérien, une trace bien marquée grâce aux nombreux passages de chèvres, ce fut notre meilleur expérience de trekking aux Gambier. Nous avons rejoint le sommet par la crête NE (pointe Temotu) puis fait en aller-retour la crête Sud jusqu’à la sauvage pointe Terua Mago où la houle vient mourir en larges cercles concentriques entre cette dernière et l’île Makapu. Un endroit magique pour casser la croûte ! Nous débusquerons un surprenant « flying chicken », ces poules surdouées capables d’exploiter le dynamique d’une crête. Puis du sommet nous sommes redescendus plus ou moins directement sur l’église, l’orée de la forêt est pénible à franchir mais le passage est court.

Les motus (îlots)

Durant notre éducatif tour de l’archipel, nous ne rencontrerons guère de monde, les motus sont inhabités et seules les îles de Tarauru-Roa et Totegegie accueillent les installations terrestres de quelques fermes perlières. Par chance, Michel est venu dans un confort sommaire débroussailler son motu de Puaumu. Cet ex-militaire officiant comme chef cuistot à bord d’un sous-marin nucléaire français nous contera de nombreuses histoires savoureuses sur ses tribulations d’homme de caractère bousculant sans vergogne une hiérarchie sclérosée.

Nous avons apprécié le snorkeling du seuil entre les îles de Tarauru-Roa et Totegegie, plein de poissons dans très peu d’eau ainsi que les têtes de corail plantées dans le sable, comme autant de vitrines d’aquariums, devant le motu de Puaumu.

La délicate jonction Tepapuri – Tenoko, sous voiles, au portant, poussés par un léger SE, se fera au slalom entre les têtes de corail remontant telles des buildings de trente mètres de fond jusqu’à la surface, les variations de la transparence de l’eau concomitantes avec les passages nuageux nous donneront quelques émotions alors que nous devons trouver un passage dans ce dense labyrinthe limités à bâbord amure par le près serré.

Depuis le mouillage du motu de Tenoko, du sable dans cinq mètres d’eau, nous explorons les fonds et croiserons une majestueuse raie Léopard dans sa livrée tachetée, fouillant le sable avec sa gueule de chien à la recherche de crustacés. Plus loin, des requins à pointes blanches ou noires, inoffensifs, évoluent en intelligence au milieu de multiples poissons tropicaux colonisant des coraux bigarrés aux formes incongrues.

Publié le 30/06/2016 de la darse du village d’Otepa, atoll de Hao, îles Tuamotu, Polynésie française, GPS 18 5.93 S 140 54.73 W

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>