Tour de Tasmanie VIII

17 juillet 2020

Mesdames et messieurs, chers lecteurs,

Bienvenue à bord de L’Envol,

Pour clôturer cette escale dans la Norfolk Bay et faire suite aux deux chapitres précédents, le premier tourné vers l’exploration des péninsules Forestier et Tasman, le second vers les rencontres que nous y avons faites, nous allons dans ce troisième volet nous intéresser à la maintenance de L’Envol. Bien que le bateau et son fonctionnement soit le résultat d’une perpétuelle recherche du meilleur compromis, dans une volonté de sobriété, de simplicité, d’évacuation du superflu, d’apprentissage du « faire sans » et d’allègement, il reste toujours du matériel à entretenir et une liste des choses à faire et de temps en temps il faut bien s’y coller !

Alors c’est parti !

Côte Sud-Est de Tasmanie

Hobart et Murdunna

L’Envol à Murdunna - cliquer sur l’image pour ouvrir la Google Maps

L’Envol à Murdunna – cliquer sur l’image pour ouvrir la Google Maps

Légende de la carte : en rouge, la trace du bateau sur l’eau, nos mouillages sont symbolisés par les ronds (rouges) ; en jaune, nos traces à terre, en stop, à pied, parfois en annexe…

Bricolage, système D et recyclage

Du 17 au 25 juillet – Escale technique à Hobart

Régate en pétole sur la Derwent River (Hobart)

Régate en pétole sur la Derwent River (Hobart)

Pour s’éviter des allers-retours en annexe avec des blocs de mousse qui la dépassent, nous quittons la bouée de Pieter à Battery Point pour nous amarrer au ponton flottant MAST dans le centre historique d’Hobart, un service gratuit bien pratique.

Il y a déjà quelque temps, la latte permettant d’écarter le pataras en Dyneema de la grand-voile se rompait, probablement quelque part pendant la navigation entre King Island et Strahan sur la côte Ouest de Tasmanie. Depuis, les navigations sont devenues plus pénibles, l’extrémité de la bôme et la chute de la GV accrochant désormais le cordage en textile lors des changements d’amure et, du fait du balancement de la voile dans la houle, une extrémité de latte rageant sur le pataras dans les hauts.

A Hobart, la chance nous sourit, Michael de Quantum Sails nous offre une latte époxy exactement à la bonne dimension, il a même l’outil chauffant pour rétreindre les deux gaines thermos autour afin de la protéger des UV ! Il ne reste plus qu’à la percer et à faire la grimpette en tête de mât pour l’installer. Une opération rondement menée avant notre départ d’Hobart et à la clé une ligne de moins dans la liste des choses à faire pour le bateau. Merci Michael !

Du 26 juillet au 18 octobre – Escale technique à Murdunna

Un jour de grand calme à Murdunna

Un jour de grand calme à Murdunna

Comme une crêpe !

Notre annexe pliable de deux mètres est donnée pour 19Kg, propulsée à la rame, nous devons tenir compte du vent pour paramétrer nos sorties à terre. Si un renforcement est annoncé, nous la laissons quelque part au vent afin de pouvoir rentrer au bateau facilement. Même raisonnement si le courant de marée dépasse un nœud. A Tahiti, nous sommes restés par deux fois cloitrés huit jours au bateau pour cause de dépressions tropicales féroces. L’annexe dégonflée était rangée à l’intérieur comme en navigation. A terre, un avantage de son faible poids est de nous permettre de la sortir de l’eau aisément pour la mettre en sécurité dans le patio de quelqu’un ou de la transporter le long d’une plage pour se repositionner au vent du voilier.

Depuis le départ de France, cette stratégie a fait ses preuves mais aussi trouvé ses limites, spécialement durant notre découverte du Kimberley, une région sauvage au Nord de l’Australie, infestée de crocodiles, avec une amplitude de marée telle qu’il devient difficile de rallier les points d’eau douce avec le retrait de la mer parfois sur des kilomètres ! On a fait avec mais généralement les australiens achètent pour ce périple une annexe en alu assez grande pour résister à une attaque de crocodiles et épaulée par un bon moteur hors-bord afin d’être sûr de toucher l’eau potable dans les 2 à 3 heures disponibles autour de la pleine mer. Une embarcation qu’ils revendront ensuite.

A l’origine, j’avais la version de cette annexe qui dispose d’un plancher gonflable en nid d’abeille, le poids tombait à 12Kg. En Patagonie, nous l’avons portée dans son sac à dos afin de pouvoir rentrer au bateau par le côté opposé d’un fiord ! Après 5 ans, les collages structurels des boudins ont commencé à lâcher et elle ne tenait plus la pression que quelques heures. On l’a remplacée en Nouvelle-Calédonie par le même modèle mais avec le plancher en lattes de bois, le seul disponible, une version moins fragile dans un univers de corail mais plus lourde.

Nouvelles selleries en textile lavable

Alors que Tim et Carol préparent leur voilier Rassamond, surnommé Razza, pour leur prochain tour d’Australie, ils trouvent le temps et l’énergie pour nous aider dans l’élaboration de nos nouvelles selleries. Ce chantier qui m’aurait pris des siècles et des cheveux blancs sera terminé grâce à leur aide providentielle en à peine quatre jours !

La nouvelle sellerie du lit breton, simplement splendide !

La nouvelle sellerie du lit breton, simplement splendide !

Conséquence sur le plan financier, on dépensera seulement 300 € en fournitures au lieu des 1’500 € pièces et main d’œuvre du devis magasin à Hobart !

Opération à cœur ouvert

Pendant notre séjour à Murdunna, Tim s’attèle à la remise à neuf du moteur de Razza, une entreprise de longue haleine pleine d’incertitudes qu’il investit avec opiniâtreté, pièce par pièce, un jour après l’autre, sans se laisser décourager par les problèmes qui ne manquent pas de se présenter.

Le 21 décembre, à point nommé pour Noël, le moteur est enfin pleinement opérationnel, un chantier qui aura pris 6 mois mais le résultat est à la hauteur du temps passé. Dans sa robe bleu métallisé le moteur est magnifique, bravo Tim et Carol pour cette magistrale démonstration de résilience technique !

La saga de la réparation du Toughbook

En France, pendant la préparation technique de mon larguer les amarres, plutôt que de lorgner du côté des dispendieux, encombrants et très limités chartplotter, je m’intéresse aux PC portables ultra-durcis de la gamme Panasonic, un matériel conçu pour les environnements difficiles. En novembre 2012, je décide d’acheter d’occasion un Toughbook CF-19 MK1 pour 750 €, c’est la première pierre portée à ce projet. Cette technologie de 2006 datait certes un peu mais le prix en devenait abordable. Avantage à considérer, ce modèle disposant d’un port série RS-232 (ou port « COM »), on peut aisément connecter la radio VHF au PC afin de pouvoir visualiser les cibles AIS et gérer les routes et alarmes de collision directement dans OpenCPN.

Une astuce de taille

Une astuce de taille

Excepté un crash du disque dur à Moorea en juin 2017 et du touchscreen (écran tactile) durant l’atterrissage en Nouvelle-Zélande en novembre de la même année (voir note ci-après), le CF-19 remplira parfaitement son rôle d’outil de navigation comme le témoigne l’enregistrement non-stop de notre trace GPS depuis le départ de France en octobre 2013 : plus de 100’000 points de trace en 7 ans ! Bien sûr, son usage ne se limite pas à cela, archivage, mails, maintenance et travail d’écriture pour le blog, la liste est longue…

Note : on mettra beaucoup de temps à comprendre que les errements du curseur de la souris au démarrage du PC, qui ont finalement abouti à son complet blocage au centre de l’écran, étaient liés au touchscreen vieillissant. A l’aide du clavier, non affecté par cette perte de fonctionnalité, on parviendra à désactiver le pilote de l’écran tactile dans le gestionnaire de périphériques et résoudre le problème instantanément.

Respect grand-mère !

Respect grand-mère !

24-27 mai 2020 – Retour sur nos pas : après plus de 35’000 heures de fonctionnement, le rétro-éclairage du Toughbook rend l’âme en sortant de la Prosser River (cf épisode V), grâce au savoir-faire informatique de Simon, un ami de Bev et Rob du voilier Galatea, on découvre que ces ordinateurs hors du commun génèrent un vaste marché de la pièce d’occasion recyclée, incroyable dans un monde à la technologie si rapidement désuète et accro au jetable ! Pour une poignée de dollars, on passe commande aux Etats-Unis d’un inverter de rétro-éclairage (petit module interne pour générer de la haute tension) et d’un touchpad (dispositif de pointage du curseur intégré à l’ordinateur).

2 juin – Pieter met à notre disposition un écran de bureau que je connecte sur la sortir VGA du Toughbook, une solution provisoire en attendant que la pièce de rechange nous parvienne des Etats-Unis. L’écran fonctionnant en 220 volts, il faut passer par le convertisseur et notre consommation d’énergie augmente sensiblement mais quel confort de travail !

15 juillet – Déjà un mois et demi, toujours rien à la poste et le suivi ne fonctionne pas. Obligeamment, l’entreprise américaine avec laquelle on correspond par email décide de nous expédier un second paquet avec les mêmes items et sans frais supplémentaires.

1er août – Le premier colis arrive finalement à Murdunna deux mois après la commande, pas terrible la poste américaine en ces temps incertains de Covid ! Bonne surprise en ouvrant le paquet, l’inverter est accompagné d’un écran complet.

Puzzle pour geek

Puzzle pour geek

5 août – Dommage le changement de l’écran et de l’inverter ne solutionne pas le problème du rétro-éclairage, la carte mère doit être HS ! C’est plus grave que prévu car il s’agit d’une pièce centrale au cœur du Toughbook.

11 août – On décide de changer l’ordinateur au complet, c’est maintenant un très vieux modèle que l’on trouve pour pas cher sur internet. On dégote au Canada un Toughbook CF-19 MK1 rigoureusement identique au mien pour 275 €. Avec un coût de livraison (en sus) de 120 €, le délai de livraison estimé est de seulement quelques jours.

19 août – Réception du colis sous sept jours. Comme le disque dur est monté sur un rack amovible, il me suffit de le glisser dans le nouvel appareil et l’ordinateur peut lancer mon bon vieux XP Pro. Au passage, je visite le bios qui m’indique 20’650 heures de fonctionnement, soit un rajeunissement de 40% – si seulement je pouvais retrouver de la même façon mes 28 ans ! Je retrouve mon univers informatique optimisé par les années, une bonne chose pour la suite du périple. Petit bémol, l’écran est parsemé de tâches, moisissure en interne ou pixels morts ? La lecture n’est pas affectée mais c’est un désagréable rappel visuel de nos déboires informatiques. Elément positif, la batterie accuse 500 cycles contre 550 pour l’ancienne et elle gagne 30% en capacité.

22 août – Nettoyage des touches du clavier et conversion du Querty en Azerty.

29 août – Changement de l’écran altéré, celui en provenance des Etats-Unis prend le relais. Tout est maintenant rentré dans l’ordre mais pour ce résultat il aura fallu trois mois de démarches, de la patience et dépenser 470 € au total ! Une opération qui reste intéressante si l’on considère les 4’000 € qu’il faut débourser pour un CF-20 neuf, le remplaçant du CF-19.

16 septembre – Avec une certaine constance, le second colis arrive deux mois après son envoi des Etats-Unis. On a maintenant accumulé pas mal de spare : deux inverter, deux touchpad, un écran altéré, sans parler de l’ancien Toughbook, pas simple de rester léger !

Simplicité volontaire

A travers la saga de la remise à neuf du moteur de Razza et celle de la réparation de notre Toughbook, je voudrais illustrer qu’en bateau le mieux est clairement l’ennemi du bien et qu’avec moins on fait finalement plus. Ce périple avec L’Envol n’aurait pas pu prendre une telle ampleur si par mésaventure mes finances au départ m’avaient permis d’acheter une unité plus grande et/ou mieux équipée.

Juin 2018 – Voiles HS (traversée NZ-NC)

Juin 2018 – Voiles HS (traversée NZ-NC)

Nos pannes les plus critiques, le vérin du pilote à Tahiti, les voiles HS en Nouvelle-Calédonie, le Toughbook durant notre hivernage à Murdunna, sont intervenues par hasard à des moments propices, mais je me rappelle ce bateau qui a tourné pendant deux mois autour de l’île de Pâques, cherchant désespérément à se protéger de la houle, dans l’attente de la livraison de son nouveau moteur !

Dans un voyage au long cours, le bateau adéquat est celui qui permet de ne jamais avoir à traîner dans le même endroit plus que la durée moyenne d’un visa touristique ou d’un changement de saison, soit 3 mois. Le facteur temps n’est pas le seul à considérer, avec les mesures protectionnistes des législations nationales, il devient difficile de trouver du travail en cours de route, l’argent ne fait que sortir et nous n’avons après 8 ans toujours pas trouvé de réponse satisfaisante à ce sujet. Par chance, le Covid a eu cette conséquence sympa de nous donner du travail – légalement – justement quand la caisse de bord touchait le fond mais cet argent n’est pas destiné à la maintenance du bateau, c’est une provision pour notre voyage, pour notre futur quotidien, l’achat de nourriture principalement.

L'envol...

L’envol…

Finalement, la liberté c’est la capacité que l’on se donne de pouvoir s’affranchir le plus possible des biens matériels, et en cela un petit bateau avec ces petits problèmes sera toujours plus mobile que son ainé !

Concrètement, ce qu’il n’y a pas à bord, dont nous nous passons très bien, qui ne nécessite pas d’entretien et par conséquent nous rend plus libre :

- le moteur inboard et l’alternateur de charge avec son corolaire un circuit électrique plus complexe pour permettre la recharge de la batterie de démarrage du moteur et/ou du parc de servitude du bateau,
- l’éolienne,
- le guindeau avec son câblage de puissance,
- le radar avec son radôme exposé dans les hauts,
- la radio BLU,
- le frigo gourmand en énergie avec son corollaire la nécessité d’un parc de batteries de servitude plus important et de plus de moyens de charge,
- le four avec la problématique du stockage de gaz à bord,
- le chauffage dédié,
- les toilettes et la cuve à eaux noires avec leur plomberie délicate,
- l’eau chaude,
- la douche,
- le moteur d’annexe…

Approvisionnement en eau douce dans le Kimberley

Approvisionnement en eau douce dans le Kimberley

Ce que je regrette d’avoir acheté et installé : un dessalinisateur électrique 5,5 L/h, onéreux, pas fiable et surtout inutile ! Il est plus intelligent d’avoir à bord un petit dessal de poche manuel qui puisse servir en cas de pénurie d’eau douce ou de dérive prolongée dans la survie. Durant notre transpacifique, les temps de navigation et d’escale se départageaient de la façon suivante : 22% du temps en mer pour 78% du temps au mouillage, moment où l’eau n’est pas un problème à trouver. De plus notre traversée la plus longue n’a été que de 17 jours, entre l’archipel Juan Fernández et l’île de Pâques, une durée où les réserves habituelles du bateau auraient suffi, soit 130 litres.

Pour en savoir plus :
La simplicité comme valeur
Un court inventaire
Escales techniques

Protections anti-UV

Après 7 ans sur le pont, le tangon en carbone commençait à pelucher sous l’effet des UV. Je décide de lui faire un manchon fermé par une couture en utilisant le vinyle recyclé de notre ancienne sellerie, imitant en cela les extrémités en Toiron. Un résultat plutôt esthétique, antichoc, UV-proof et gratuit. Probablement moins durable que de la peinture mais plus simple à réaliser et plus propre. A refaire, pour un voyage au long cours, je choisirais une couverture intégrale en Toiron.

Le précédent taud pour l’annexe, fabriqué en février 2016 à Chiloé, à la sortie des canaux de Patagonie, nous aura permis de traverser l’Océan Pacifique, un périple de 3 ans et demi sous les UV et la chaleur intense des tropiques. Abandonné en août 2019 à Darwin sur la côte Nord d’Australie, il était temps de lui trouver un remplaçant. Au prix de quelques pinces et ourlets faits à la main avec du fil à surlier, la housse de Tony siée maintenant parfaitement à notre annexe qui bénéficie ainsi d’une nouvelle protection anti-UV, merci Tony !

Petits bricolages

En arrivant à Murdunna L’Envol accompli les 500 mouillages, soit l’équivalent de 15 kilomètres de chaîne remontés à la main ! Sur les 60 mètres de chaîne d’excellente qualité fournis par Vigouroux au départ de France, 30 mètres très abîmés par le corail des Tuamotu avaient été remplacés en Nouvelle-Zélande et 13 mètres supprimés. Les derniers maillons d’origine débarquent à Murdunna au profit d’une section de 15 mètres encore en bon état de l’ancienne chaîne en 8mm de Tim et Carol. La refonte du mouillage nous permet de gagner un peu de poids à l’avant tout en conservant un mouillage respectable de 45 mètres.

Un équipier de « Storm Bay Of Hobart » embarque sur L’Envol : Little Red, un aspirateur plein de bonne volonté, merci Chris et Margie !

Eurêka !

Dès la quatrième année du voyage, les UV ont eu raison de notre diabolo de stick de barre, le chemin a été long avant de trouver le bricolage adéquat. Voici une version bêta non retenue :

La solution vient naturellement à Murdunna :

A partir d’une section carrée de tasmanian celery top pine, Stewart avec l’aide de son tourneur va dégager une pièce en bois parfaitement cylindrique, un outil magique dans des mains expertes, merci Stewart !

Un peu plus tard, je fabriquerai une protection en Sunbrella pour protéger la durite des UV. Encore une fois, le système D nous fait faire des économies, ici 110 €, le prix d’un diabolo de stick de barre neuf.

Dernières nouvelles de Rassamond

Après notre départ de Murdunna, la préparation de Razza a suivi son cours, une tâche menée tambour battant par Tim et Carol survoltés.

Au total, ce refit aura couvert, en plus du moteur remis à neuf :

- l’achat et l’installation d’un chartplotter, d’un pilote automatique et de son vérin hydraulique,
- l’achat d’occasion d’un Toughbook CF-53 avec la prise en main du clone de notre SASPlanet et de sa base de données (cartes sat, Navionics, traces GPS et 1’650 waypoints autour d’Australie, notre contribution à leur voyage),
- l’installation d’une nouvelle ligne de mouillage avec 60 mètres de chaîne de 10mm (qui feront monter la ligne de flottaison de 40mm !),
- la pose de nouveaux bloqueurs de drisses et drosses de ris,
- la fabrication en mousse et fibres de verre d’une capote de roof rigide,
- le déploiement pour inspection d’un radeau de survie 4 places Zodiac millésime 2000 en excellente condition (encourageant car on a le modèle 2006 en 6 places acheté d’occasion 300 € en France en 2013), le contrôle de sa cartouche de gaz et son reconditionnement dans son container,
- la reconversion d’une ancienne voile d’avant de 25m2 en un tourmentin de 8m2,
- l’installation d’un nouvel étai avec enrouleur et la modification du guindant du génois en conséquence,
- la pose d’un nouvel antifouling et antidérapant de pont,
- la révision de l’hélice moteur,
- la construction et l’installation d’un réservoir d’eau douce de 70 litres,
- la réfection des toilettes avec l’ajout d’une cuve à eaux noires,
- l’installation d’un dessalinisateur 40L/h…

Une longue liste (non exhaustive) que Tim et Carol ont mené à bout en une douzaine de mois, impressionnant et bravo les amis ! Aux dernières nouvelles, les locataires qui occuperont leur maison à Murdunna ont été briefés et la date de leur larguer les amarres est prévue pour la fin du mois (juin 2021). On est déjà tout excité à l’idée qu’un jour L’Envol et Razza se retrouveront surement au détour d’un mouillage !

Mesdames et messieurs, chers lecteurs,

Dans le prochain épisode, L’Envol reprendra ce tour de Tasmanie interrompu pour la saison hivernale. Faisant cap au Nord, nous poursuivrons la navigation en votre compagnie jusqu’à atteindre le dernier abri de la côte Est à St Helens. Ce petit village étant situé en amont d’un estuaire à l’entrée délicate, nous devrons bénéficier d’une météo favorable pour passer la barre d’entrée sans risque. En cours de route, nous ferons une escale de quelques jours au Sud de la péninsule Freycinet, le temps d’explorer la singulière et mirifique Schouten Island.

A bientôt !








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Toutes nos traces GPS et waypoints d’escales en Australie sont visibles et téléchargeables à partir de cette carte interactive. Sur un fond d’images satellites, vous pouvez zoomer, vous déplacer et cliquer sur les traces et les escales de L’Envol pour obtenir plus d’information.

Publié le 24/06/2021 depuis le Tamar Yacht Club, Beauty Point, Port Dalrymple, Tamar River, île de Tasmanie, Tasmania, Australie, GPS 41 9.43 S 146 49.36 E

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