Air Tahiti

Vue sur Moorea

Sur L’Envol, le poids embarqué et l’espace sont comptés, pas d’équipement de plongée, planches de surf, vélos ou autres matériel de sport lourds et encombrants. Par chance, nous sommes surtout adeptes de la marche : des chaussures, une tente, un réchaud et c’est parti ! Deux kits de snorkeling permettent d’assurer la maintenance du bateau et de dire bonjour aux poissons. Seul concession acceptable, témoin de dix ans de pratique du vol libre, un parapente solo (6Kg) et un biplace (14Kg).

Le 2 janvier, à la faveur d’excellentes conditions météo, Carina fait son baptême de parapente, une heure de vol thermique au-dessus du flanc Ouest de Tahiti, face à l’île de Moorea. C’est aussi l’occasion d’aérer le biplace qui sentait le moisi après plus de trois ans dans son sac !

Au préalable, il faut remonter une piste raide sous le soleil pendant 1h30. Au décollage, le club local nous rejoint, en voitures eux ! Chacun étale sa voile sur le tapis, pour un peu on se croirait à Saint Hilaire du Touvet !

Préparation et décollage

C’est notre tour, Carina et moi sommes accolés, accrochés par les élévateurs aux suspentes, un réseau dense de fins cordages qui nous relient à l’aile. La prise d’élan à deux n’est pas très pratique mais le créneau est bon et l’aile nous prend en charge sans délai. On vole ! Il faut trouver le thermique rapidement et l’enrouler, comme les rapaces, afin de gagner en altitude et prolonger le plaisir de planer au milieu du Pacifique.

En vol

Tributaires de la masse d’air, nous subissons ses humeurs, ça bouge un peu. Une heure passe en local dans le thermique du site, nous dégageons alors vers la côte, survolant la crête et ratissant les thermiques qu’elle canalise. Arrivés à l’aplomb du récif, nous sommes encore hauts, on en profite pour s’avancer un peu au-dessus de la mer, la vue et les couleurs sont magnifiques. Notre lente perte d’altitude nous permet de savourer ces instants qui précèdent le moment délicat du posé. Nous atterrissons proche de la plage entre les cocotiers.

En approche de l’atterrissage

Carina est ravie et soulagée, partagée entre le fait incroyable de pouvoir voler juste grâce à du tissu et de l’autre la vulnérabilité que cela présuppose. Heureusement, nous étions nombreux ce jour là à matérialiser la masse d’air, un sentiment de groupe rassurant. Le décollage et l’atterrissage ne l’ont pas impressionnés, entre les deux, c’est le domaine du vol et avec lui cette question lancinante que tout parapentiste doit apprivoiser : comment va se terminer cette histoire ?

Pour ma part, je suis content d’avoir renoué avec des sensations oubliées même si le terrain de jeu sur une île comme Tahiti est des plus limité, sans compter l’aérologie changeante et imprévisible qui élève de beaucoup le niveau de risque.

Le biplace replié retrouve son sac pour un temps indéterminé et nous retournons à nos préoccupations d’escale technique : la remise en ordre de L’Envol pour la suite du voyage.

Publié le 16/04/2017 grâce au wifi gratuit du Carrefour de la commune de Faa’a, proche ville de Papeete, île de Tahiti, îles de la Société, îles du Vent, Polynésie française, GPS 17 32.81 S 149 35.2 W

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