FAQ

Pourquoi un biquille ?


Vous avez opté pour les biquilles, les utilisez-vous souvent ? Etes-vous satisfaits de ce choix ? Nous partirions plutôt sur un quillard car nous aimons la vitesse et pensons qu’un quillard et son tirant d’eau d’1.60m sera plus performant, notamment au près. Qu’en pensez-vous ?

Angélique et Gildas

En ce qui concerne le choix du biquille, est-ce que ça vaut vraiment la peine ?

Ivan

Pour un programme de navigation côtier ou dans le bassin Atlantique, le choix d’un quillard se défend probablement mais je ne pourrais pas en parler en détail puisque je n’ai pas choisi cette formule. Pour un programme plus éloigné, le choix du biquille s’impose car la navigation loin de chez soi devient plus engagée, on rencontre beaucoup moins de travel-lift par exemple, avec le biquille on peut échouer, contrôler et réparer en autonomie, ce qui signifie aussi à moindre coût. Au Brésil j’ai souvent échoué pour gratter la coque et repousser la pose d’un nouvel antifouling, il faut bien sûr que les eaux soient plates. A ce titre un biquille est plus intéressant qu’un dériveur intégral car on a un mètre sous la coque pour bricoler, et sur les chantiers pas besoins d’étais pour tenir le bateau, toute la coque est libre pour appliquer la peinture. Un autre avantage est le faible tirant d’eau (1,2m) car le risque de toucher quelque chose est proportionnel avec la longueur des appendices et le bras de levier, donc les conséquences d’un choc, aussi. Je ne connais personne qui n’ait jamais touché (y compris nous), c’est donc une considération importante.

Concernant le confort, les mouvements de rappel du bateau sont doux et bien équilibrés sur la version biquille (qui est aussi plus raide à la toile), je ne suis pas sûr que ce soit la même motion avec le quillard. Sur la question des performances elles sont sûrement meilleur au près avec un quillard mais si vous regardez notre Google Maps autour d’Australie sur la côte Ouest ou autour de Nouvelle-Calédonie sur la côte SW, vous constaterez que nous pouvons louvoyer assez efficacement sur des centaines de milles. De toute façon le bateau est si petit que les vagues et la houle sont vite une limite indépassable au près. On ne réalise pas vraiment ça dans des navigations côtières dans la brise. Le poids du matériel de voyage peut aussi rapidement atteindre 30% du poids total grevant les performances car on traine plus d’eau. De toute façon, dans un voyage au long court, le premier deuil à faire est bien celui des performances ! Économiser le matériel afin d’éviter de perdre du temps à attendre des pièces ou réparer devient LA priorité car le but est la découverte et le bateau un moyen d’y parvenir. C’est pourquoi le choix d’un petit bateau est excellent, petit bateau, petit problème !Close

Cette FAQ est destinée à s’étoffer, à suivre…

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